Alain Diveu
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Nyepi, le nouvel an balinais

19/03/2026

Après le Nouvel An en France, le Nouvel An chinois en Malaisie,

nous célébrons notre 3e Nouvel An de l’année à Bali avec Nyepi

Dans les villes et villages, réalisation des ogoh-ogoh pour Nyepi

Melasti : une cérémonie de purification

Trois jours avant la fête de Nyepi, tous les Balinais, parés de leurs plus beaux atours de couleur blanche symbole de la pureté, se rendent au temple de leur village pour transporter des offrandes et des objets sacrés vers les plages ou les rivières afin de les purifier. C’est l’une des cérémonies les plus importantes de Bali marquée par de vibrantes processions et qui vise à nettoyer l’âme, le corps et l’esprit des péchés et des énergies négatives. 

La cérémonie commence par une longue marche (ou, le plus souvent, par un transport dans la benne d’un camion) vers les plages ou les lacs sacrés. Les participants, en groupes représentant leurs villages ou temples, portent des parasols colorés, des statues de divinités et des offrandes préparées avec soin. L’atmosphère est empreinte de dévotion et de festivité, et les chants traditionnels résonnent tout au long du chemin. Une fois sur le lieu de la célébration, les prêtres dirigent des prières et des rituels complexes pour purifier les objets sacrés, les fidèles et l’environnement. Ces moments de recueillement sont accompagnés par les sons mélodieux du gamelan. Après la cérémonie principale, il n’est pas rare de voir des spectacles de danse traditionnelle et de gamelan organisés en marge de l’événement. Ces performances, réalisées avec une grande maîtrise, ajoutent une touche festive…

Nous avons eu la chance d’assister à ces célébrations sur la plage de Masceti

Arrivée de fidèles dans un camion-benne
Déchargement des participants et des objets sacrés
Villageois se rendant sur le lieu de la cérémonie
Offrandes et objets sacrés face à la mer
Tout le monde participe, jeunes et moins jeunes
Bienveillance balinaise
Moment d’intense recueillement
L’un des nombreux autels
Alignements spectaculaires de paniers d’offrandes
Gamelan beleganjur, ensemble musical conçu pour la procession et les cérémonies
Après la cérémonie, retour au village

Les monstrueux Ogoh Ogoh

L’un des ogoh-ogoh de Munggu

Le jour de la 9e nouvelle lune, veille de la fête de Nyepi, les principaux carrefours reçoivent à midi de grandes offrandes supposées exorciser les esprits malins. Le soir, dans les rues des villes ou du moindre village, de bruyantes processions promènent aux flambeaux d’immenses effigies des démons, les ogoh-ogoh, qui finiront brûlées à la fin de la nuit ou dans les jours qui suivent. Les forces négatives seront ainsi définitivement évacuées. Les groupes de jeunes villageois qui chaque année fabriquent ces mannequins de papier mâché s’efforcent de les rendre les plus effrayants, les plus drôles ou les plus extravagants possible.

Dans un temple de Sanur
Offrandes du midi la veille de Nyepi
Cérémonie dans l’un des carrefours d’Ubud
Queue d’attente devant un temple d’Ubud
La fabrication des ogoh-ogoh est effectuée par les jeunes et accompagnée de musique actuelle très forte pour faire fuir les mauvais esprits
Incroyable, celui-ci sera entièrement terminé le lendemain
Attention, bête féroce (et à la tête animée durant le défilé)
Les finitions de ces monstres de 3 à 5 mètres de hauteur pour les plus grands sont souvent impressionnantes de précision
Quelques-uns des balèzes d’Ubud
Les mauvais esprits n’ont plus qu’à déguerpir devant ces féroces mannequins
Même si celui-ci semble plutôt gentil !

Nyepi

Nyepi, nouvel an balinais basé sur le calendrier Saka, est le jour du silence.

Fête la plus importante et la plus insolite de l’année, c’est une journée de méditation, un moment pour faire une pause et libérer son esprit des émotions négatives. Ce silence de 24 heures a également pour but de faire croire aux démons que l’île est déserte, pour qu’ils ne reviennent pas déranger ses habitants. C’est pour cela qu’il est formellement interdit de sortir dans les rues, d’allumer un feu ou de s’éclairer (sauf éventuellement à l’abri d’épais rideaux), de travailler et même de s’amuser.

L’impact grandissant du tourisme et du mode de vie moderne sur la pratique religieuse a conduit certains Balinais à exiger un respect plus scrupuleux de ces règles. Il est attendu des visiteurs qu’ils se plient strictement à ces obligations et demeurent dans leurs guesthouses ou hôtels.

Chose incroyable, aujourd’hui on entend réellement le silence !

Bonne année 1948 !

© Alain Diveu

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