Retrouvailles avec l’ile de Penang en Malaisie
et notre hôtel de George Town.
Deux ans se sont écoulés depuis notre dernier passage dans cette ville que nous apprécions particulièrement. Et ce, en grande partie pour l’accueil quasi familial que nous réserve le couple de Chinois de notre âge qui gère de main de maitre le petit hôtel sans prétention où nous logeons. Et puis, que dire de celui du patron musulman qui dirige magistralement notre cantine préférée depuis près de trente ans ?
En un mot, nous sommes un peu chez nous dans cette belle ville colorée et multiculturelle.
Ancien pôle commercial du détroit de Malacca, la ville est réputée pour ses bâtiments coloniaux britanniques et ses shophouses chinoises. Se promener, malgré la forte chaleur qui règne, dans les rues bordées de vieilles habitations multicolores procure un plaisir que mon œil de photographe apprécie particulièrement.



Caractéristiques architecturales des shophouses
Les shophouses (maisons-boutiques) sont les éléments architecturaux les plus emblématiques de George Town, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Alliant pragmatisme et esthétique, ces structures étroites (3,70 à 5,50 m de large) et très profondes (20 à 45 m de long) servaient traditionnellement à la fois de commerce au rez-de-chaussée et de résidence aux étages supérieurs. La conception des shophouses de Penang est un chef-d’œuvre d’adaptation au climat tropical et aux contraintes fiscales de l’époque coloniale. Construites à partir de briques d’argile, de plâtre à la chaux, de bois de charpente et de granite pour les fondations, un passage piéton couvert, d’une largeur d’environ 1,50 mètre, longe la façade, offrant ainsi une protection contre le soleil brûlant et les pluies torrentielles. Une cour intérieure ouverte sur le ciel au centre du bâtiment, essentielle pour la ventilation naturelle, éclaire en plus les espaces profonds.
Désormais, de nombreuses shophouses ont été restaurées pour accueillir des hôtels-boutiques, des cafés et des galeries d’art.























© Alain Diveu